1. Portrait de fac - Aix-Marseille université : plus belle la vie des étudiants après la fusion ?
Reportage

Portrait de fac - Aix-Marseille université : plus belle la vie des étudiants après la fusion ?

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Dans la bibliothèque du campus Saint-Charles d'Aix-Marseille université. // © Camille Stromboni
Dans la bibliothèque du campus Saint-Charles d'Aix-Marseille université. // © Camille Stromboni

Aix-Marseille université, réunion d’Aix-Marseille 1, 2 et 3, a soufflé sa première bougie en 2013. Un an pour un mastodonte universitaire qui compte plus de 70.000 étudiants. Si les effets de cette fusion ne sont pas toujours tangibles dans le quotidien des étudiants, celle-ci a néanmoins changé la donne, par exemple en fac de sciences, désormais l’une des plus grandes de France. Reportage six mois après la première rentrée.

Plus de 70.000 étudiants. Cinq grands secteurs de formation (santé ; droit ; éco-gestion ; arts, lettres, langues, sciences humaines ; sciences et technologies) et 19 composantes. Cinq campus principaux. L'université d'Aix-Marseille – née de la fusion d'Aix-Marseille 1, 2 et 3 – est un mastodonte qui a vécu sa première rentrée en septembre 2012, avec une nouvelle carte de formations unique. Désormais, les trois facultés de sciences ne font plus qu'une, tout comme les deux facs d'éco-gestion. Fini donc les multiples licences dans une même matière.
 

Premier bilan à l'issue du premier semestre d'études : positif. La rentrée s'est bien passée dans l'ensemble des filières, qu'elles soient nouvelles ou non."Nous n'avons pas eu de catastrophes, ce qui n'avait rien de trivial", souligne le doyen de la fac de sciences, Jean-Marc Pons. Seule exception : les sciences humaines et sociales, où un manque de salles a compliqué fortement les premières semaines de cours sur certains sites. Un problème sans lien avec la fusion, précise la présidence.


Une fusion encore peu perceptible pour les étudiants

Aix-Marseille université - Campus Saint-Charles - salle de TD - sciences - décembre 2012 – ©Camille Stromboni

Qu'est-ce que la réunion des trois établissements a changé dans la vie des étudiants ? "On ne s'en rend pas vraiment compte, reconnaît Medhi, 25 ans, en master 2 de sciences. Mais c'est normal, c'est tout nouveau." D'autant que la carte d'étudiant unique, tamponnée "Aix-Marseille université", existait déjà depuis plusieurs années.

"En géologie, cela n'a pas bougé avec la fusion", juge de son côté Irène, étudiante en L2 géologie. Ce sont plutôt les difficultés budgétaires – touchant l'ensemble des universités– qui ont eu des conséquences. "Notre budget pour les sorties sur le terrain a beaucoup diminué", déplore-t-elle ansi.


Désormais tous diplômés de l'AMU

Pas d'impact évident donc, hormis cette marque, "AMU", qui pourra avoir plus de poids sur un CV en raison de la taille de l'ensemble universitaire, gage d'une meilleure visibilité pour les diplômes.

De petits avantages commencent aussi à se faire sentir notamment au niveau des passerelles. "Pour passer en deuxième année de biologie à la rentrée 2012, après avoir raté le concours de la première année de médecine, c'était très simple, je n'ai rien eu à faire ! Mon dossier avec mes notes a été transféré automatiquement", se réjouit Estelle, en L2 biologie.

Mais si en médecine le panel des disciplines ouvertes après un échec en PAES est plus large, chaque filière conserve ses propres conditions d'admission et l'entrée n'a rien d'automatique.De manière générale, les passerelles entre les différentes grandes filières de l'université (des arts aux sciences et technologie, en passant par les lettres ou l'économie-gestion...) demeurent encore limitées. C'est l'un des grands chantiers auquel compte s'atteler la nouvelle université unique.


Une même licence par discipline, quel que soit le campus où vous la préparez

Côté vie étudiante, la multiplicité des campus rend celle-ci très diverse. "Dans l'ensemble, les associations sont actives, avec des événements sur les campus, des soirées pour rassembler les étudiants, des tournois sportifs...", raconte Medhi, citant l'Assom, qui fédère une trentaine d'associations. "À Saint-Charles, c'est un peu mort, tempère Irène. Ça bouge beaucoup plus sur les autres campus."

Aix-Marseille université - Campus Saint-Charles - décembre 2012 – ©Camille StromboniL'université compte en effet un très grand nombre de sites, situés pour la plupart à Marseille (Château Gombert, Saint-Jérôme, Saint-Charles, Timone, Luminy...), en plus d'Aix-en-Provence. Concrètement, vous pouvez suivre une même licence dans des endroits différents. Tout dépend de la discipline, certaines, comme les sciences, permettant de la préparer dans cinq sites différents.

Chaque campus a ses avantages et ses inconvénients. Saint-Charles par exemple est très pratique, car situé au cœur de la ville, mais le quartier – celui de la gare – n'est "vraiment pas terrible", déplorent plusieurs étudiants. De son côté, notent-ils, Luminy constitue un très beau campus proche de la verdure, mais excentré et difficile d'accès... À vous d'opter selon vos priorités !

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