1. Le tutorat à Paris 8 selon Marie, en master 2 industries créatives
Reportage

Le tutorat à Paris 8 selon Marie, en master 2 industries créatives

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Quel point commun entre Michel Foucault, Gilles Deleuze et Jacques Lacan ? Ces 3 grands intellectuels du XXe siècle sont passés par l’université Paris 8, créée à Vincennes dans la foulée de Mai 1968 et installée depuis 1980 en Seine-Saint-Denis. Conditions d’études, filières, pédagogie… grâce à notre reportage, faites connaissance avec les spécificités de cette fac à dominante lettres et sciences humaines, qui compte 40 % de salariés et 35 % d'étrangers.

“Être tuteur, c’est un peu la gloire”, plaisante Marie. Grâce à cette “casquette” de tutrice au département info-com, la jeune femme aide les étudiants de licence à s’intégrer sur le campus.

Paris 8 - Marie, tutrice en master 2 industries créativesInscrite en master 2 industries créatives, au département info-com, Marie (à gauche sur la photo avec l'un de ses professeurs) est une fervente ambassadrice de son université. Depuis 3 ans, l’étudiante s’est engagée dans les actions de tutorat, qu’il s’agisse de la partie accueil (au moment de la rentrée) ou de l’accompagnement (pendant l’année).
“La mission entre les 2 types de tutorat n’est pas vraiment différente, détaille la jeune femme. En résumé, il faut aider les étudiants de licence qui viennent nous voir après les cours à régler leurs petits problèmes.”
 

Exemple d’intervention des tuteurs : tout ce qui a trait aux stages

 
Cette année, Marie s’est particulièrement investie sur la question des stages, désormais obligatoires en licence. “Je conseille les étudiants sur leur rapport de stage, mais aussi dans leur recherche d’entreprise ou dans la préparation des entretiens.”
Et le système fonctionne : “Je viens de voir une étudiant qui pensait avoir 8 à sa soutenance de stage, et qui a finalement décroché un 13 !” Plus largement, le tutorat aide les étudiants à s’intégrer dans la vie de l’université et à prendre confiance en eux.
 

Un rôle aussi d’interface avec l’administration

 
Une mission valorisante pour Marie. “Il y a une reconnaissance des étudiants, même s’ils ne savent pas trop qui on est. Ils nous croisent à la fois au secrétariat de l’UFR [unité de formation et de recherche] et pendant les cours. Du coup, ils osent venir nous voir. On fait un peu l’interface entre eux et l’administration.”
 

Une activité rémunérée 10 € l’heure

 
Le responsable du 1er cycle en info-com, Pascal Froissart considère le tutorat comme une sorte de “parachute” pour les nouveaux étudiants confrontés aux exigences de l’autonomie. Selon l’enseignant, l’équipe des tuteurs crée aussi “un noyau dur d’étudiants motivés et dynamiques, très investis dans le bureau des élèves et les conseils d’UFR.”
Comme la dizaine d’autres tuteurs en info-com, Marie a bénéficié d‘une formation spécifique et perçoit une rémunération s’établissant à 10 € l’heure. Surtout, l’étudiante a plaisir à passer des journées entières sur le campus. “Au lieu d’être 2 jours par semaine à l’université, j’y suis 5 jours sur 7”, s’amuse-t-elle.
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