1. Supérieur
  2. Licence / Université
  3. Portrait de fac : reportage à l'université Toulouse-1
  4. À Toulouse-1, les licences bilingues en droit attirent des cracks
Reportage

À Toulouse-1, les licences bilingues en droit attirent des cracks

Envoyer cet article à un ami

À Toulouse, pour étudier le droit, l’économie ou la gestion, c’est à l’université Toulouse-1 Capitole que cela se passe. Reportage dans cette fac de 17 000 étudiants, qui propose des cursus variés.

Deux ans de droit et de civilisation anglo-saxonne ou hispanique, puis en troisième année, un séjour Erasmus d’un an à l’étranger. C’est ce que proposent les licences droit-anglais et droit-espagnol de Toulouse-1, lancées à la rentrée 2008.

Amanda, aujourd’hui en master 1 de droit international et européen, faisait partie de la première promo de la licence droit-espagnol. "Tout le monde me conseillait de faire une prépa, mais je n’avais pas envie de renoncer à toute vie sociale. J’étais sûre de vouloir continuer les langues, mais je ne voulais pas faire que ça."

 
Bon niveau à l’entrée exigé

 
Bonne élève (mention "très bien" à son bac ES international) et quasi bilingue après avoir passé quelques années au Chili, Amanda n’a pas de mal à se faire admettre en L1 (licence 1).

La sélection, sur dossier et oral de langues, est toutefois rude.

"Pour chacune des licences bilingues, nous prenons 30 élèves, et nous recevons 250 dossiers. La plupart des admis tournent à 15 de moyenne en terminale", estime Bernard Beignier, doyen de la fac de droit. "Nous commençons à avoir des élèves qui viennent de toute la France."

Toutefois, nul besoin d’être bilingue, comme Amanda. "L’important, c’est d’avoir un très bon niveau en terminale, et de bonnes notes partout. Beaucoup ont suivi comme moi une section européenne au lycée", remarque Aurélien, aujourd’hui en L2 (licence 2) droit-anglais, et major de sa promo.

Amanda, en tout cas, est contente de son choix. "Ce qui m’a plu, c’est d’avoir à la fois des cours de droit, mais aussi de culture et d’histoire espagnole. Cela donne une ouverture d’esprit, on n’est pas enfermé dans une discipline. Et puis, l’année obligatoire à l’étranger en L3 (licence 3) est motivante." Amanda est ainsi partie un an à Madrid, à l’université Complutense, une des meilleures universités espagnoles.

 
"On a l’impression d’être au cœur de l’actualité"

 

Aurélien, débarqué dans la L1 droit-anglais après une année de prépa littéraire au lycée Camille-Julian, à Bordeaux, se dit lui aussi satisfait.

"J’ai vraiment trouvé quelque chose qui me plaît. Le cursus est exigeant, le niveau est assez élevé, mais si on travaille, on peut s’assurer des bonnes notes. Le droit permet de s’intéresser à tout : le fonctionnement des institutions, des entreprises, l’actualité internationale."

Côté ambiance, ces licences bilingues sont plutôt familiales. Avec 30 élèves par promo, tout le monde se connaît. "Durant la moitié des cours, nous sommes 30, sinon nous sommes 150. Et nous avons une équipe pédagogique vraiment très proche de nous", assure Aurélien.

En L3, plusieurs universités de destination sont possibles – avec parfois des de doubles diplômes. Aurélien, major de sa promo l’année dernière, a pu choisir l’établissement le plus prestigieux : King’s College à Londres. Il devrait y passer sa L3 à partir de septembre 2012. Pour la suite, il voit déjà grand : Sciences po en master, puis, peut-être, l’ENA (École nationale d'administration). Avec un rêve de juriste : un jour, travailler au Conseil d’État.

Pour aller plus loin : Portrait de fac : Toulouse 3 - Paul Sabatier, une université en quête d’évolution / Portrait de fac : l'université Paul-Valéry - Montpellier 3, à la recherche de la réussite en licence / Portrait de fac : l'université de Nice fait campus à SophiaTech / Portrait de fac - Aix-Marseille université : plus belle la vie des étudiants après la fusion ? / Portrait de fac : Montpellier 1, la santé et le droit pour piliers

Sommaire du dossier
Retour au dossier Toulouse School of Economics, une "grande école" pour les matheux À Toulouse-1, les licences bilingues en droit attirent des cracks Toulouse-1 : rencontre avec trois assos étudiantes sur le campus