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Témoignage

Ma vie d'étudiant à Toulouse 3 : Aurélie, en L2 de Sciences de la Nature

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Aurélie Sansou, présidente de l'UNEF Université Toulouse 3 - Paul Sabatier // © Frédéric Dessort
Aurélie Sansou, présidente de l'UNEF Université Toulouse 3 - Paul Sabatier // © Frédéric Dessort

De la PACES aux Sciences de la Nature. Comme près de 2.500 étudiants, Aurélie a choisi la PACES à Paul Sabatier dans l'idée de faire médecine. Mais comme beaucoup, - numerus clausus oblige - elle n'a pas été retenue au concours. Elle s'est réorientée vers les SVT tout en s'engageant dans l'action sociale : elle est responsable de l'Unef sur le campus.

À 21 ans, originaire du Lot, Aurélie cultive depuis longtemps son désir de lien social, et d'aider autrui. Une vocation qu'elle voulait concrétiser en devenant médecin généraliste. "J'ai fait deux ans en PACES, et je n'ai pu malheureusement être admise dans le numerus clausus, comme beaucoup. Un échec courant !", explique, philosophe, Aurélie.

L'étudiante a un jugement assez sévère sur les conditions d'études en PACES (première année commune aux études de santé), inégales selon elle. Elle se souvient en particulier des cours et TD (travaux pratiques) sous forme de télétransmission vidéo : "L'enseignant intervient dans l'un des trois sites de la ville où sont répartis les étudiants en PACES. Quand on ne peut le voir en vrai, il n'y a aucun échange. Les étudiants sont désarçonnés, ce qui justifie l'inscription de beaucoup d'entre eux vers des prépas privées".

 

Avec le recul, elle conseille aux étudiants qui s'inscrivent en PACES d'anticiper sur de possibles réorientations : "Le dossier d'inscription en école d'infirmières ou d'une école d'ingénieurs par exemple, doit être rempli avant la fin des premiers partiels." L'étudiante évoque aussi un dispositif de passerelles entre filières, à Toulouse 3. "Le semestre Rebondir permet aux étudiants qui n'ont pas été retenus aux premiers partiels de suivre des enseignements plus généralistes. Au final, ils peuvent poursuivre en L2 de Sciences s'ils ont des notes suffisantes", explique Aurélie.

Si Aurélie n'a pas bénéficié de ce dispositif, elle ne regrette pas son choix de s'inscrire en L1 Sciences de la Vie et de la Terre après ses deux années de PACES. Car son nouvel objectif est motivant : passer le CAPES en M1 (première année de master). Un changement qui s'est fait assez… naturellement, les deux cursus ayant nombre de points communs. "Mais parmi les nouveaux enseignements, j'ai été captivée par les sciences de la Terre et de l'Univers, notamment par sa composante de géologie. Une matière qui est devenue toutefois plus difficile en L2", raconte Aurélie.

Un nouveau cursus qui plaît donc à l'étudiante militante, même si elle aurait aimé plus de moyens pour les filières scientifiques de sa fac, très demandées par les étudiants. "Si ma section - préparation à l'enseignement - est relativement épargnée, d'autres sont soumises au régime sec. Certains TP et cours de licence ont été supprimés ou sont surchargés. Difficile par exemple d'utiliser un microscope quand on est trois au lieu de deux…"

Un problème que l'université entend résoudre en mettant notamment en place le dispositif Cap Réussite, qui permet de délester les filières victimes d'un afflux trop important d'étudiants, dont ceux qui sont en difficulté. Cette première année, 200 étudiants y ont été accueillis, dont 70 en Sciences de la Nature. Le contexte est pourtant toujours délicat : Bertrand Monthubert, président de l'université, annonce pour 2015 une nouvelle réduction de budget pour l'ensemble des facultés.

Sévère sur les conditions d'études, Aurélie accorde qu'à l'université, le lien entre étudiants est favorisé. Pour cette responsable du syndicat étudiant, l'action sociale et politique au sein de son établissement est vitale. Un militantisme qui se traduit par une démarche concrète, avec l'idée de contribuer au lien social. Ainsi, plusieurs heures par semaine dans le local de l'Unef (Union nationale des étudiants de France), elle accueille les étudiants venant s'informer, parfois quelque peu perdus… Un travail qui démarre même de bon matin chez elle. "Dès que je me lève, je vais voir la cinquantaine de groupes Facebook que j'ai créés et que j'anime : un par niveau et filière de la fac", explique Aurélie. Un moyen de communication qui fonctionne bien : le réseau social du groupe de la L1 de Sciences de la Nature, par exemple, enregistre plus de 700 membres !

Autre service qui lui tient à coeur : "Nous avons lancé une offre de panier de légumes avec un maraîcher toulousain ‘Un goût d'ici’. La première semaine, nous avons eu 40 demandes !". Une action du quotidien qui fait bien la synthèse entre son altruisme et son attrait pour les sciences de la vie.

Pour aller plus loin : Portrait de fac : Toulouse Le Mirail, une université en pleine rénovation / Portrait de fac : l'université Paul-Valéry - Montpellier 3, à la recherche de la réussite en licence / Portrait de fac : l'université de Nice fait campus à SophiaTech / Portrait de fac - Aix-Marseille université : plus belle la vie des étudiants après la fusion ?

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