1. S’orienter après un bac S : à l’université, les services d’orientation pour faire mûrir votre projet professionnel
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S’orienter après un bac S : à l’université, les services d’orientation pour faire mûrir votre projet professionnel

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Pour vous aider dans votre parcours universitaire, les dispositifs d’orientation sont nombreux et variés : à vous d’en tirer le meilleur parti possible. Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

L'autonomie à la fac peut faire peur, surtout si vous n'avez pas encore de projet professionnel ! Rassurez-vous : ces dernières années, les universités ont consenti des efforts importants pour mieux accompagner les étudiants dans leurs choix d'orientation et surtout dans la construction d'un projet.

 
Une motivation parfois flottante

 
Alors que les étudiants choisissent la STS, l'IUT ou la prépa avec un objectif assez déterminé, les motivations des élèves de l'université sont assez variables : si pour certains d'entre eux, l'inscription en licence de physique, de maths ou de biologie est mûrement réfléchie, pour d'autres il peut s'agir d'un choix par défaut ou provisoire.

Prenons l'exemple de la licence de biologie. Comme Audrey, une partie des étudiants s'inscrit en L1 de biologie en attendant les concours paramédicaux, qui ont généralement lieu au début de l'année civile. D'autres arrivent "parce qu'ils ont particulièrement aimé leur professeur de sciences de la vie et de la Terre en terminale", explique Anne Aubert.
De plus, "il existe des modes : à une période, nous avons eu beaucoup d'inscriptions d'étudiants qui souhaitaient se diriger vers la police scientifique. C'est l'effet NCIS, une série télévisée américaine consacrée à ces métiers !, constate-t-elle, amusée. Enfin, une partie d'entre eux vient parce qu'ils aiment le littoral et souhaitent travailler dans l'environnement." Un engouement passager pour une matière ne suffit pas toujours à motiver l'étudiant pendant ses études : c'est là qu'interviennent les services d'orientation, dont la mission est de l'aider à convertir une envie en véritable projet professionnel.

 
Tirer profit de la première année pour réfléchir à son avenir

 

Le plan "Réussir en licence", destiné à réduire le taux d'abandon avant le diplôme, comporte également de nombreux dispositifs d'appui aux élèves, comme la désignation d'un enseignant référent en première année, qui conseille l'étudiant et propose des préparations à l'entretien d'embauche ou au TOEIC (certificat de niveau d'anglais), etc.
Là encore, les universités peuvent se montrer plus ou moins déterminées et créatives dans l'application du plan. Dans le cadre d'un PPP (projet personnel et professionnel), les étudiants doivent se documenter et rencontrer des professionnels dans le domaine qui les intéresse, puis se constituer un dossier.

Certains en ont eu une impression mitigée : "Les étudiants qui savaient ce qu'ils voulaient faire n'avaient pas besoin de ce dispositif, estime Audrey. Quant à ceux qui n'avaient aucun projet d'orientation, ils ont choisi le métier au hasard ".
Quoi qu'il en soit, ces démarches, aussi proposées en IUT, "sont destinées à faire des étudiants les acteurs de leur propre orientation, à les aider à construire leur projet de formation, explique Nadège Salaville, responsable du pôle information-orientation de la MRIP (Maison de la réussite et de l'insertion professionnelle) de l'université de La Rochelle. Nous ne nous contentons pas de transmettre des informations brutes : nous leur donnons une méthode, un cadre et un lieu pour construire ce projet ". Là encore, tout dépendra de vos interlocuteurs : certaines universités ont réussi à limiter significativement la proportion d'abandons de scolarité en licence grâce à ce type d'initiative.

 
Solliciter des conseils

 

Les universités souffrent de leur taille et du manque d'encadrement : les élèves ont bien souvent l'impression d'être livrés à eux-mêmes. Pour aider à la constitution d'un projet professionnel, deux éléments entrent en ligne de compte : l'action des universités et la volonté de l'étudiant lui-même.

"Les élèves sont plutôt demandeurs, mais ils n'osent pas toujours s'adresser à nous. Pourtant, lorsqu'ils viennent, ils y trouvent un réel intérêt", regrette ainsi Nadège Salaville.

Un conseil, donc : osez ! Chaque université a son propre service d'orientation dont les membres sont là pour vous aider. Ce service est souvent appelé SCUIO (Service commun universitaire d'information et d'orientation), mais la dénomination peut varier (comme dans le cas de la MRIP). Rapprochez-vous de ces professionnels au sein de l'université, ou consultez le site de la COURROIE (Conférence universitaire en réseau des responsables de l'orientation et de l'insertion professionnelle des étudiants).
  

Que faire avec un bac SPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.


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