1. S’orienter après un bac S : l’université, un choix par défaut ?
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S’orienter après un bac S : l’université, un choix par défaut ?

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Si la fac reste, pour certains, une voie de garage empruntée en dernier recours, les clichés cachent une réalité plus nuancée. Extraits du guide Que faire avec un bac S ?, de Thomas Fourquet, aux éditions l'Étudiant.

"Les lycéens ont une image désastreuse de la fac", déplore Anne-Marie Lardreau, conseillère au CIDJ. Amphis déserts, couloirs interminables, manque de moyens, indifférence des professeurs... Telle est l'image que se fait de l'université une bonne partie des étudiants, mais aussi de leurs parents. À tort ?

 
Mariage d'amour et mariage de raison
  

L'image négative de la fac tient à ce qu'elle constitue parfois un choix par défaut. En effet, certains étudiants rejoignent l'université parce qu'ils n'ont pas été admis dans une autre formation qu'ils convoitaient (la prépa, par exemple), ou après un échec en première année de médecine, de prépa ou de BTS.

De plus, le changement d'environnement peut se révéler difficile : "Au début, explique Gokhan, en licence 2 de maths après une année en prépa physique-chimie, j'étais choqué : les élèves passaient leur temps à discuter pendant les cours d'amphi..."

Passer d'un univers très encadré à un environnement où l'autonomie est plus grande, et les effectifs beaucoup plus importants, peut engendrer une forme de démotivation. Mais ce n'est pas une raison pour croire que vous n'allez pas réussir ! "La fac, c'est ce que nous en faisons : elle nous donne les clés pour obtenir un diplôme. À nous de le mettre en valeur", conclut Dimitri, en M1 de biochimie à l'université de Tours.

 
Quelques idées reçues sur l'université

 

"L'université subit encore aujourd'hui le fait de n'avoir pas assez communiqué sur ce qu'elle faisait dans le passé", explique Anne Aubert, vice-présidente chargée de la réussite et de l'insertion professionnelle à l'université de La Rochelle. Moins dynamique dans sa communication que les écoles d'ingénieurs ou de commerce, la fac traîne une image qui ne lui correspond plus.

fleche-rouge Trop de monde

Louis, qui a intégré une école d'ingénieurs après une prépa scientifique, le dit sans ambages : "Il y a trop de monde en licence 1, parce qu'il n'y a pas de sélection." Il est vrai que certaines filières souffrent d'un problème de sureffectifs.

Cependant, n'oubliez pas qu'à côté des cours d'amphi, les travaux dirigés et travaux pratiques vous permettent de travailler en petits groupes et de mieux vous connaître.

De plus, les effectifs diminuent graduellement entre la première et la troisième année de licence, puis en master. Schématiquement, on passe de promotion de 300 à 400 étudiants en première année à une cinquantaine ou même parfois une poignée en master.

Enfin, la taille de l'université a ses avantages : vous ne côtoyez pas toujours les mêmes personnes, et l'atmosphère est généralement plus détendue qu'en prépa ou en fac de médecine !

fleche-rouge Des professeurs inaccessibles

Autre cliché sur la fac : les profs seraient inaccessibles et indifférents. Pas facile de nouer des relations directes avec un enseignant qui fait cours devant un amphi bondé. En réalité, les enseignants sont le plus souvent prêts à répondre à vos questions.
"Dès le début de l'année, les profs nous donnent leur e-mail, leur numéro de téléphone, et nous indiquent l'emplacement de leur bureau, raconte Audrey. Contrairement à ce que je croyais, ils sont très disponibles !"

Dimitri est d'avis que "si le suivi est limité au début, il augmente au fur et à mesure du cursus avec la baisse des effectifs. Dans ma spécialité, la physiologie végétale, nous étions 18 étudiants cette année en L3. Après quelques semaines, les professeurs nous appelaient par notre prénom".

 

Que faire avec un bac SPOUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux éditions l'Etudiant :
"Que faire avec un bac S ", par Thomas Fourquet.


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