Toulouse Le Mirail : le CETIA, une école de tourisme au sein de l’université

Par Mathieu Oui, publié le 19 Avril 2012
4 min

Au sud de l’agglomération toulousaine, Le Mirail est la grande université de lettres et sciences humaines qui accueille quelque 22.000 étudiants. Outre le site toulousain, elle dispose aussi d’antennes à Montauban, Foix, Blagnac ou Figeac. Derrière sa réputation de fac contestataire, se cache une université en pleine rénovation. D’ici début 2016, le campus - qui date de la fin des années 60 - sera entièrement reconstruit et modernisé.

C’est une petite école au sein de la fac Toulouse Le Mirail. Rattachée à l’UFR (unité de formation et de recherche) de langues, littératures et civilisations étrangères, le CETIA (Centre d’études du tourisme, de l’hôtellerie et de l’industrie de l’alimentation) existe depuis 1986. Aujourd’hui, il accueille un millier d’étudiants de bac+3 à bac+5 en licence, licence pro et master.

Le centre se veut pluridisciplinaire et professionnalisant. Sociologie, géographie, droit, gestion, langues, marketing sont quelques unes des matières enseignées. L’équipe pédagogique comprend 16 enseignants titulaires et près de 200 intervenants. Parmi ces derniers, on retrouve des salariés de Danone, Ferrero, Davigel, des représentants de grandes chaînes d’hôtels (Méridien, Hilton) ou de cabinets de conseil en tourisme comme Deloitte. Des conventions de partenariat ont également été signées avec des grandes enseignes de la restauration collective comme Sodexo ou Elior. « Les professionnels interviennent à différents titres : ils participent au jury de mémoire de recherche, à des conférences professionnelles, siègent aux conseils de perfectionnement de l’école », détaille Paul Pichon, le directeur des études. Autre relais professionnel : le réseau des anciens, qui fournit stages et offres d’emploi.

 

Une insertion variable selon les secteurs

 

Sur ses 3 grands axes de formation (tourisme, hôtellerie et industrie de l’alimentation), l’insertion professionnelle est assez contrastée. La restauration collective arrive en tête : les offres d’emploi des entreprises dépassent le nombre d’étudiants formés. En seconde position, le secteur de l’hôtellerie offre une insertion correcte avec des délais d’accès à l’emploi plus longs. L’insertion est plus difficile dans le tourisme. « C’est un peu le miroir aux alouettes », reconnaît Francis Vayre, le responsable des stages. Les raisons de ces difficultés sont multiples : marché internationalisé et confronté aux délocalisations, développement des services Internet… Malgré tout, le secteur continue d’attirer et les formations en tourisme se multiplient dans l’Hexagone. « Nous avons reçu cette année 280 demandes d’inscription pour 30 places en licence », déclare Francis Vayre.

 
Des implantations à Foix et en Malaisie

 

Le centre est présent sur trois sites : Toulouse (210 étudiants), Foix (150 étudiants) et Kuala-Lumpur (620 étudiants) en Malaisie. L’antenne de Foix propose des filières autour du tourisme, et du développement et de la valorisation du territoire. Parmi son offre de formation : le diplôme national de guide-interprète, en un an après un bac+2, des DU (diplômes d’université) gardien de refuge de montagne, responsable de structure touristique et hôtelière en haute qualité environnementale, responsable de site de e-commerce et e-tourisme. Ces filières, créées en lien avec des partenaires professionnels, ont des promotions d’une dizaine de places.

C’est en 1999 que le CETIA a été sollicité par le Taylor’s University College, un établissement d’enseignement supérieur malaisien, pour ouvrir une licence en partenariat. Depuis, celui-ci s’est encore enrichi avec la création d’un master professionnel. L’orientation internationale est l’un des axes forts du CETIA. Outre cette collaboration avec la Malaisie, l’école propose deux diplômes délocalisés, en Pologne et au Vietnam.
 

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