1. Après le bac, les filières anticrise : les stratégies gagnantes
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Après le bac, les filières anticrise : les stratégies gagnantes

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Quel que soit leur bac d’origine, de plus en plus d’étudiants se construisent un parcours à la carte pour mieux garantir leur insertion professionnelle.

Rien ne va plus ! Tous aux abris ! C’est la criiiiiise… Des diplômés à bac + 8 qui s’insèrent moins bien que des bac + 2, des titulaires de master qui n’accèdent pas aux emplois auxquels ils pensaient pouvoir prétendre… La règle qui voulait que "plus vous faites des études longues, plus vous êtes assuré d’une meilleure intégration sur le marché du travail" semble présenter aujourd’hui quelques failles.
Conséquence, on ne choisit plus sa filière ni, surtout, son niveau de sortie, du bac + 2 au bac + 5, sans garder un œil rivé sur le taux d’insertion, la qualité espérée du poste, le salaire attendu… qui ne suit pas forcément la hiérarchie des diplômes.

La dernière enquête du Céreq (Centre d’études et de recherches sur les qualifications), publiée en juin 2008, le démontre : les conditions d’insertion professionnelle sont loin d’être homogènes pour tous les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur. Par exemple, les taux de chômage trois ans après la fin des études varient de 3 % pour les diplômés d’une école d’ingénieurs à 10 % pour un doctorant en sciences et techniques, de 6 % pour un titulaire d’un master professionnel à 9 % pour un diplômé de DUT (diplôme universitaire de technologie) du secteur tertiaire.

Les salaires mensuels perçus évoluent encore avec le nombre d’années d’études postbac, mais l’échelle se resserre, s’élevant de 1 400 € pour les DUT à 2 350 € pour les sortants d’une école de commerce à bac + 4 ou 5, et à 2 200 € pour les écoles d’ingénieurs. Dans ce contexte un peu troublé, de plus en plus d’étudiants avancent en tâtonnant, en quête de diplômes à "double détente", c’est-à-dire qui permettent de s’insérer dans les meilleures conditions, sans pour autant fermer la porte à une éventuelle prolongation de leurs études. 

Sommaire du dossier
DUT, licence pro, bac+4 : jusqu’où continuer ? Les effets du bac sur… l’après-bac De plus en plus de passerelles entre filières Questions à Alberto Lopez, directeur scientifique du Céreq