Réorientation : des passerelles pour changer de filière

publié le 10 Mars 2009
3 min

En plein développement, les passerelles entre les différentes filières permettent de se construire un parcours sur mesure. Tour d’horizon des poursuites d’études les plus en vogue.

Votre enfant ne sait pas bien quelle filière choisir ? Il hésite entre études courtes ou longues, généralistes ou spécialisées. Rassurez-vous ! Avec le LMD (licence, master, doctorat), il peut désormais construire son parcours étape par étape.

Qu’ils soient universités ou écoles, tous les établissements ont harmonisé aujourd’hui leurs niveaux d’entrée et de sortie. A quelques exceptions près, le 3-5-8 (nombre d’années) devient la norme dans l'enseignement supérieur. Au bénéfice des étudiants qui se voient proposer des passerelles entre filières jusque-là étanches les unes aux autres. Votre progéniture pourra désormais sauter d’un cursus à un autre, d’une université à une grande école, voire d’un pays à un autre. Bien sûr, il existe des obstacles à franchir : concours, examens, prérequis… Mais ces tours et détours, s’ils sont cohérents entre eux, enrichiront indéniablement l’esprit et le CV de votre enfant. Voici 5 études de cas pour vous donner des idées.

1er exemple : la licence pro. S’inscrire dans une formation de ce type après avoir décroché un BTS (brevet de technicien supérieur) n’est plus considéré comme un parcours atypique mais comme une suite logique. Près d’1 étudiant en licence pro sur 2 possède un BTS. Spécialisation accrue, emplois plus intéressants à la sortie, marche vers le bac+5… Avec le LMD (Licence-Master-Doctorat), beaucoup de titulaires d’un bac+2 souhaitent atteindre le niveau bac+3. C’est ce qui a motivé Albin de prolonger son BTS IRIS (informatique et réseaux pour l’industrie et les services techniques) par une licence professionnelle en création multimédia. "Si un jour le monde de l’entreprise ne me plaît plus, mon bac+3 me permet de passer les concours de la fonction publique ou de reprendre mes études pour un master. Ce niveau m’ouvre d’autres portes et cela me rassure", confie le jeune homme aujourd’hui webmaster à Nantes. Sa licence pro ajoute aussi un volet artistique à sa formation jusqu’ici axée sur le technique.

Autre atout : elle a étoffé son expérience professionnelle avant l’entrée dans la vie active. Stage de 12 à 16 semaines minimum obligatoire, projet tutoré, participation de professionnels à la formation… La licence professionnelle porte bien son nom. Et les résultats sont au rendez-vous : plus de 80% des diplômés ont un emploi 2 ans après l’obtention du diplôme.

Sylvie Lecherbonnier

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