1. Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine
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Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine

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Le point commun entre Camille, Cécile, Idriss, Quentin, Audrey, Jean-Guillaume, Mélanie et Amélie ? Avoir choisi, malgré les obstacles, de faire ce dont ils avaient envie. De suivre leur passion quand les adultes rêvaient d’autre chose pour eux. De viser haut quand rien ne les y destinait. D’arrêter des cursus d’excellence parce qu’ils ne leur correspondaient plus. Découvrez comment ils y sont parvenus à l’heure où l’on vous demande de faire vos premiers choix d’orientation…

Pour Amélie Hermann, le doute s’est installé pendant sa thèse de biologie, alors qu’elle était en contrat pour 5 ans à Los Angeles. “Je me suis rendu compte que je ne voulais pas passer ma vie dans les laboratoires de recherche en compagnie de mouches drosophiles qui ne me répondaient pas ! À 24 ans, j’entendais une petite voix intérieure qui me disait que ce n’était pas mon chemin, que ce je voulais, c’était faire quelque chose en relation avec l’humain”, résume-t-elle.

“Je culpabilisais de démissionner du labo”


La timide adolescente qui se sentait bien seule dans sa bibliothèque avait grandi et mûri. Il lui a fallu le soutien d’une jeune directrice de laboratoire pour l’aider à démissionner de la place confortable et convoitée qu’elle avait mis un an à obtenir. “Je culpabilisais en me disant que je devais aller jusqu’au bout puisque l’université avait investi sur moi, se souvient Amélie. Cette collègue m’a fait comprendre que changer de voie maintenant n’était pas une erreur et, surtout, que, si j’attendais, les choses n’en seraient que plus difficiles.”

“La plupart des autres étudiants sont très scolaires”


Retour en France et destination médecine ! Au départ, Amélie craignait d’avouer qu’à 25 ans, elle recommençait des études aussi longues par peur d’être perçue comme une éternelle étudiante. Mais elle s’est accrochée. Actuellement en quatrième année à Paris 6, elle pense déjà à la réalité du métier qu’elle va exercer. Elle se verrait bien médecin généraliste et considère les internes et les médecins, parfois à peine plus âgés qu’elle, comme des collègues. Son rapport aux études n’est pas le même que celui des autres élèves, plus jeunes, de sa promotion, et chez lesquels elle se reconnaît parfois du temps de sa première vie d’étudiante. “La plupart d’entre eux sont entrés en première année à 18 ans et restent très scolaires. Ils voient les matinées à l’hôpital comme un frein à leurs révisions”, observe le futur médecin. Aujourd’hui, Amélie assume, sûre de son choix et débarrassée de tout sentiment de culpabilité. 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof Spécial orientation : Idriss, de l’éducation prioritaire à la préparation d’une grande école Spécial orientation : Camille, du bac L à la déco Spécial orientation : Jean-Guillaume, d’une école de commerce à l’ébénisterie Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine ! Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine