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Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux

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Le point commun entre Camille, Cécile, Idriss, Quentin, Audrey, Jean-Guillaume, Mélanie et Amélie ? Avoir choisi, malgré les obstacles, de faire ce dont ils avaient envie. De suivre leur passion quand les adultes rêvaient d’autre chose pour eux. De viser haut quand rien ne les y destinait. D’arrêter des cursus d’excellence parce qu’ils ne leur correspondaient plus. Découvrez comment ils y sont parvenus à l’heure où l’on vous demande de faire vos premiers choix d’orientation…


Audrey, 25 ans, à la tête d’un élevage canin après un bac pro : “Tout s’est précisé pendant mon stage de découverte en troisième : j’allais monter un élevage et en être la patronne !” Crédit : Caroline Pottier

“J’ai su très tôt que je voulais faire un métier en rapport avec les animaux. Et lorsque j’ai effectué mon stage de découverte de troisième dans un élevage canin, tout s’est précisé : j’allais monter un élevage et en être la patronne !” explique Audrey Flého. La collégienne repère alors la formation qu’elle souhaite suivre. À une douzaine de kilomètres de chez elle, la MFR (Maison familiale rurale) de Guilliers, dans le Morbihan, prépare au BEP (brevet d’études professionnelles) agricole élevage canin et félin, puis au bac professionnel conduite et gestion d’une entreprise canine et féline.

“J’ai vite su que l’on n’avait ni vacances ni week-ends”


Un choix de formation que ses professeurs ne cautionnent pas. Avec 12/20 de moyenne générale en troisième au collège de Merdrignac, dans les Côtes-d’Armor, elle se souvient encore de leurs vaines tentatives pour la dissuader de quitter l’enseignement général. En revanche, Audrey a pu compter sur le soutien de ses parents. “Mon père, mécanicien, et ma mère, qui travaille à l’usine, m’ont toujours poussée à faire ce que je voulais vraiment.”
Audrey a 15 ans quand elle part en internat pour préparer son BEP en alternance. Et si la jeune femme reconnaît avoir trouvé que c’était un peu difficile les premières semaines, elle avoue aussi avoir très vite pris goût à l’excellente ambiance de l’internat. À tel point qu’elle est restée interne pour préparer son bac pro, alors que ce n’était plus obligatoire ! Pendant ses années de BEP, elle alterne 2 semaines de cours et 2 semaines chez un maître de stage, éleveur de chiens.

Cette excellente occasion de découvrir la réalité du métier vient confirmer son choix initial. “J’ai vite su que l’on n’avait ni vacances ni week-ends et, que parfois, il y aurait des mises bas la nuit, mais j’étais certaine que c’était ce que je voulais faire”, assure Audrey. Aujour­d’hui, à 25 ans, elle estime avoir réalisé son rêve. Elle est à la tête d’un élevage qui produit environ 70 chiots par an, à Pugny, dans les Deux-Sèvres. Elle parvient à gagner environ 1 000 € par mois. Pour l’instant, son amoureux, rencontré à l’école, travaille à l’extérieur, dans une usine de meubles, pour assurer un salaire fixe au couple. Mais Audrey espère bien que son entreprise prospèrera bientôt suffisamment pour qu’il la rejoigne. “Mes parents sont fiers de moi, en particulier ma mère, qui rêvait d’être coiffeuse mais qui n’a jamais pu mener son projet à terme”, confie la jeune chef d’entreprise. 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof Spécial orientation : Idriss, de l’éducation prioritaire à la préparation d’une grande école Spécial orientation : Camille, du bac L à la déco Spécial orientation : Jean-Guillaume, d’une école de commerce à l’ébénisterie Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine ! Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine