1. Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa
Portrait

Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa

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Le point commun entre Camille, Cécile, Idriss, Quentin, Audrey, Jean-Guillaume, Mélanie et Amélie ? Avoir choisi, malgré les obstacles, de faire ce dont ils avaient envie. De suivre leur passion quand les adultes rêvaient d’autre chose pour eux. De viser haut quand rien ne les y destinait. D’arrêter des cursus d’excellence parce qu’ils ne leur correspondaient plus. Découvrez comment ils y sont parvenus à l’heure où l’on vous demande de faire vos premiers choix d’orientation…

Cécile Kindelberger a décroché son bac B (l’actuel bac ES) avec une mention bien qui lui ouvrait les portes de plusieurs prépas. Mais elle a choisi de faire des études de psychologie, malgré les réserves émises par son entourage.

“Mon père me voyait bien ingénieur, ma mère dans la banque”


“Mes parents auraient préféré me voir “faire mieux que psychologue”, comme ils disaient. Il faut dire que j’avais pensé à des projets plus brillants comme ingénieur en bâtiment, idée qui plaisait à mon père, et des métiers plus sûrs comme ceux de la banque, option qui convenait bien à ma mère”, explique Cécile.

Le premier jour en fac, à l’université de Reims, l’accueil a été sans ambiguïté. “Vous êtes 1.200, seulement 10 % d’entre vous passeront en deuxième année et la sélection à la fin sera encore plus dure, a asséné son professeur. De toute façon, laissez tomber la psychologie, il n’y a pas de postes et c’est nul en termes de débouchés !” Cet échec annoncé n’a pourtant pas découragé l’étudiante. Elle l’a pris, au contraire, comme un challenge.

“La découverte de la recherche a été une révélation”


Après avoir obtenu le titre de psychologue, Cécile a plus que jamais le goût des études. “La découverte de la recherche a été une vraie révélation pour moi.” Aujourd’hui maître de conférence à l’université de Nantes, elle accueille à son tour les étudiants avec un discours un peu moins démoralisant. “Je leur raconte mon histoire. J’ai trouvé ma voie en avançant dans les études. Même si mon métier n’est pas rose tous les jours et qu’il y a plein de trucs barbants, je n’en changerais pour rien au monde.” Assistant récemment à l’une de ses conférences, ses parents se sont montrés très fiers. En devenant enseignant-chercheur, Cécile a finalement répondu à leur attente : “Faire mieux que psychologue !” 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof Spécial orientation : Idriss, de l’éducation prioritaire à la préparation d’une grande école Spécial orientation : Camille, du bac L à la déco Spécial orientation : Jean-Guillaume, d’une école de commerce à l’ébénisterie Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine ! Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine