1. Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine !
Portrait

Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine !

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Le point commun entre Camille, Cécile, Idriss, Quentin, Audrey, Jean-Guillaume, Mélanie et Amélie ? Avoir choisi, malgré les obstacles, de faire ce dont ils avaient envie. De suivre leur passion quand les adultes rêvaient d’autre chose pour eux. De viser haut quand rien ne les y destinait. D’arrêter des cursus d’excellence parce qu’ils ne leur correspondaient plus. Découvrez comment ils y sont parvenus à l’heure où l’on vous demande de faire vos premiers choix d’orientation…

Après un bac ES, Quentin s’est inscrit en fac d’histoire pour entrer ensuite en école de journalisme et devenir JRI (journaliste reporter d’images), comme son oncle. “Je pensais qu’il fallait une formation générale de base pour être polyvalent et pouvoir éventuellement changer de métier dans sa vie. Mais même quand j’ai pensé devenir JRI, je ne me figurais pas bien la vie professionnelle que j’allais avoir. Je me disais que la mise en scène d’une actualité m’intéresserait parce que j’aimais l’image et la photo.”

“Il n’est jamais trop tard pour quoi que ce soit”

C’est en 3e année de licence à Rennes que Quentin prend conscience de sa véritable vocation. “Dans ma famille, tout le monde aime cuisiner mais, pour mes parents, ce n’était pas un métier, raconte Quentin. Et puis, je me suis retrouvé à faire le jardin et à préparer le repas avec plaisir dans la famille de ma copine qui habitait à la campagne. J’ai alors pris conscience que je voulais vraiment devenir cuisinier.”

L’étudiant décroche néanmoins sa licence d’histoire. “C’était comme un contrat moral passé avec mes parents, qui m’ont toujours soutenu et ont aussi financé mes études.” Il s’inscrit ensuite en CAP (certificat d’aptitudes professionnelles) de cuisine en apprentissage. D’abord interloqués par le parcours surprenant de leur fils, ses parents ont finalement été ravis de le voir s’épanouir dans cette voie. Quentin se rappelle la petite phrase souvent répétée par sa mère : “Il n’est jamais trop tard pour quoi que ce soit.”

“Je voudrais créer un “bistronomique””

À 25 ans, Quentin suit actuellement une formation à la cuisine gastronomique à l’ESCF-Ferrandi (École supérieure de cuisine française). “Je voudrais bien créer un “bistronomique”, c’est-à-dire un restaurant proposant de la cuisine gastronomique dans une ambiance plutôt bistrot.” Quentin aurait aimé débuté plus tôt en cuisine, mais il lui a fallu mûrir avant de trouver ce qu’il voulait faire. 
Sommaire du dossier
Retour au dossier Spécial orientation : Audrey, l’envie précoce de travailler avec les animaux Spécial orientation : Mélanie, l’hôtellerie plutôt que prof Spécial orientation : Idriss, de l’éducation prioritaire à la préparation d’une grande école Spécial orientation : Camille, du bac L à la déco Spécial orientation : Jean-Guillaume, d’une école de commerce à l’ébénisterie Spécial orientation : Cécile, la psychologie à la fac plutôt que la prépa Spécial orientation : Quentin, un bac ES, une fac d’histoire… puis un CAP de cuisine ! Spécial orientation : Amélie, après les laboratoires biologistes, un nouveau départ en médecine