1. Alana, en 3e DP6 : "On m’envoyait au fond en me disant que je n’arriverais à rien !"

Alana, en 3e DP6 : "On m’envoyait au fond en me disant que je n’arriverais à rien !"

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Vos résultats scolaires au collège ne sont pas suffisants pour poursuivre des études dans la voie générale ? Vous avez déjà un projet professionnel ? Vous souhaitez en construire un après la 4e ? Une alternative à la classe de 3e ordinaire de collège s’offre à vous : la 3e prépa pro (ex-3e DP6).

Alana, 15 ans, élève de 3e DP6 au lycée Jean Geiler de Kaysersberg à Strasbourg


"À 10 ans, je voulais être kiné, mais j’ai vite compris que les études longues n’étaient pas pour moi. Je n’ai pas le niveau pour ça", juge Alana. Lorsqu’elle a redoublé sa 4e au collège de Souffleweyersheim, à 6 kilomètres de Strasbourg, elle avait pourtant l’intention de travailler. "Mais j’avais des problèmes personnels", confie la jeune fille. Présente en cours, elle veut apprendre mais peine à rester sur une chaise toute la journée et sa moyenne générale tourne autour de 8/20. C’est un CPE (conseiller principal d’éducation) qui lui parle la première fois de la 3e DP6. Au début, Alana en parle autour d’elle et ses amis la dissuadent. "Ils m’ont dit qu’il n’y avait que des cas sociaux et qu’on ne pouvait pas travailler", raconte-t-elle. Ce qui l’a convaincue, c’est qu’il s’agissait d’une classe où il était possible de faire des stages pour découvrir les métiers.

Des aptitudes artistiques


Avec 16/20 de moyenne générale en 3e DP6, Alana a repris confiance en elle. "Quand tu as du mal à suivre, on ne te laisse pas dans ton coin. Si tu n’as pas les bases, on t’explique à nouveau. Pas comme au collège, où on m’envoyait au fond en me disant que je n’arriverais à rien !".
Aujourd’hui, sa professeure d’arts appliqués aux métiers, Claudine Kientz, insiste sur les aptitudes artistiques de la collégienne. Et Xavier Duhamel, son professeur principal, la présente comme une élève "très sérieuse". "J’écoute, je suis aux premiers rangs, j’ouvre mes cahiers", confirme l’adolescente.

Devenir fleuriste


Depuis son stage chez un fleuriste, Alana sait qu’elle veut en faire son métier. "J’avais déjà fait un stage qui m’avait plu chez un maraîcher. Ce que j’aime avec les fleurs, c’est qu’elles ont une signification. Elles sont liées à des moments importants de la vie, à des bonnes et des mauvaises nouvelles. Elle définissent des sentiments qu’on n’ose pas exprimer", lâche Alana. L’année prochaine, elle devrait être prise en CAP en apprentissage dans le même lycée. Ne lui reste plus qu’à trouver un patron. Alana a déjà commencé à le chercher activement.


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Retour au dossier Etes-vous fait pour un DIMA ? Avez-vous le profil pour une 3e prépa pro ? Reportage dans une classe de 3e DP6 (devenue 3e prépa pro à la rentrée 2012) : 10 mois pour se reconstruire Alana, en 3e DP6 : "On m’envoyait au fond en me disant que je n’arriverais à rien !" Lucas, en 3e DP6 : "Je n’avais aucune envie de rester au collège !" Reportage dans une classe de DIMA : des grands enfants en costume de pâtissier Mohamed, en DIMA : "Cela ne sert à rien que je joue maintenant et que je galère après" Mamadi, en DIMA : "Si je n’avais pas ces problèmes de dos, cela me plairait" Joris, en DIMA: "Chez moi, je fais des créations en pâtisserie"