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Filières anticrise : les études gratuites ou rémunérées qui assurent des débouchés

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Des formations gratuites, voire pour lesquelles vous êtes payé, et qui en plus sont des garanties antichômage, cela existe. Pour apprendre le métier qui vous plaît sans débourser un centime, suivez le guide.

Le premier des bons plans pour se former, sans rien dépenser ou presque, c’est bien évidemment l’alternance. Vous pensez que ce n’est pas possible pour des études après le bac, à l’université ou dans une grande école ? Détrompez-vous : près de 25 % des jeunes formés en alternance préparent un diplôme de l’enseignement supérieur.


Accessible en BTS, DUT, grands écoles, fac…


Quelque 70 BTS (brevets de technicien supérieur) et la quasi-totalité des DUT (diplômes universitaires de technologie) sont accessibles par cette voie (ils sont indiqués par une * dans nos fiches BTS et nos fiches DUT).

Les grandes écoles, même les plus cotées, ne sont pas en reste : dans certaines d’entre elles, comme l’ESSEC (École supérieure des sciences économiques et commerciales) ou Novancia, la proportion d’apprentis grimpe à un étudiant sur trois, voire un sur deux à l'ESC Brest (29), l'ESC Clermont (63) et l'ESC Pau (64). (voir les grandes écoles de commerce les plus ouvertes à l'alternance).

Côté écoles d’ingénieurs, en 2011, 12 % des jeunes diplômés étaient passés par l’apprentissage au sein d’écoles telles que Centrale Paris, les Mines d’Alès ou les ICAM (instituts catholiques d’arts et métiers) (voir les écoles d'ingénieurs qui favorisent l'apprentissage).

L’apprentissage est aussi présent dans les universités, aux niveaux licence et master.


Le meilleur moyen de cumuler revenus et absence de frais de scolarité


Avantage de l’alternance : vous cumulez préparation du diplôme, première expérience professionnelle, petit revenu… et vos frais de scolarité sont pris en charge par l’entreprise. Un petit plus qui fait la différence, quand on sait que trois ans d’études, dans certaines grandes écoles, peuvent coûter plus de 30.000 €…

Côté salaire, selon votre âge, votre type de contrat (apprentissage ou professionnalisation) et votre année d’études, vous toucherez, net, de 570 à 1.090 € par mois au minimum, pendant toute la formation.

À la sortie de ces filières, les salaires sont identiques à ceux que perçoivent les diplômés qui ont suivi un cursus classique, avec, pour vous, la satisfaction de débuter dans la vie active sans avoir à rembourser un prêt étudiant.

EMMANUEL, 25 ANS, diplômé en 2011 de l’ESIPE (École supérieure d’ingénieurs Paris-Est Marne-la-Vallée) (77), ingénieur informaticien
Son revenu brut : entre 37 000 et 40 000 € par an.
Durée totale de ses études : 6 ans, dont un redoublement. 
Coût de sa formation à l’ESIPE de l’université de Marne-la-Vallée : études rémunérées pendant 3 ans. 
Emmanuel, siplômé de l'ESIPE Marne-la-Vallée en 2011
“Après mon bac S, j’ai commencé mes études à Châlons-en-Champagne (51), où je me suis inscrit en DUT réseaux et télécommunications. Pour être autonome financièrement et me professionnaliser davantage, j’ai choisi de suivre mes études en apprentissage. J’ai été pris chez EDF, dans une centrale nucléaire. J’ai d’ailleurs été embauché à la sortie, mais je ne suis resté qu’un an, car je voulais reprendre mes études.
 
J’ai alors bifurqué vers l’ESIPE. J’y suis resté quatre ans au lieu de trois, parce que j’ai redoublé. Comme l’apprentissage m’avait plu, j’ai continué, cette fois, chez Orange. 
À ma sortie, j’ai laissé mon CV sur le site monster.fr. En une demi-journée, ma messagerie a été saturée de propositions d’entretien ! Inutile de dire que j’ai trouvé très facilement un emploi. Je travaille aujourd’hui chez un grand constructeur automobile, en CDI [contrat à durée indéterminée].” 

Sommaire du dossier
Filières anticrise : se former dans la fonction publique ou l’armée Filière anticrise : décrocher une bourse d’études